HôSTiLe - Le Convoi des Serviteurs d'Ankavôs

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 Serviteurs d'Ankavôs, une Histoire HôSTiLe

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Goldô
Disciple d'Ankavôs
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MessageSujet: Serviteurs d'Ankavôs, une Histoire HôSTiLe   Jeu 2 Déc 2010 - 20:38

Le bouches à oreilles, les ragots, les rumeurs, peuvent parfois suffire à donner une image, une réputation, un semblant de paraitre. C'est pour cela que, depuis des décennies, seuls les écrits restent immortels et inviolables. Comme la plupart d'entre eux, cet ouvrage a pour but de narrer une histoire. Une histoire qui lie les Terres Argentées avec une communauté de baroudeurs que la plupart d'entre vous, lecteurs, connaissez sous le nom « HôSTiLe ». Petite prévention avant d'entamer votre lecture car si vous souhaitez découvrir l'aventure du Convoi dans son intégralité, prenez le temps de vous mettre à l'abri, il serait dommage qu'un farouche Serviteur vienne stopper soudainement ce moment et puisse ainsi culpabiliser de la mort ,violente, d'un voyageur dont l'ignorance aurait été l'unique cause de son décès. Les présentations étant faites, voici leur histoire.

L'unification de barbares qui émanent de milieux différents peut parfois donner un mélange étonnant. C'est en particulier ce qu'il s'est déroulé, il y a de ça quelques années, lorsque que deux groupes décident de s'unir pour ensuite former les « Titans Khulad ». Alors que chacun d'entre eux ne se prend que trop peu au sérieux, leurs manières interpellent les Dieux qui sont contraints, par la suite, de dissoudre cette minorité. En justification, une nomination quelque peu « provocatrice » allant à l'inverse du règlement.
Victimes de l'intolérance de ces Terres, ils décident alors de revenir encore plus fort avec, cette fois, de vraies convictions pouvant, à l'avenir, faire de ces Terres des victimes et donc, par ce fait, inverser la tendance dans laquelle le peuple se trouvait. C'est après une courte délibération en petit comité que le nom « HôSTiLe » fut retenu comme étant la seule et unique bannière pouvant les représenter, eux, ces barbares hors du commun.

Très tôt, l'acharnement, la force et l'esprit de groupe sont quelques qualités qui les mettent en valeur. Se prêtant avec aisance dans leurs activités favorites, ils n'imaginent alors pas la tournure que vont prendre les événements et que, par conséquent, le futur allait dépendre de leur action présente.
Les déplacements collectifs, plus communément appelés « raids », devenaient alors une habitude quotidienne pour le groupe. Chacun y prenait plaisir en se défoulant et sur leur passage, nul ne pouvait leur échapper. Les villageois utilisaient le terme de « délinquants » pour les décrire dans diverses discussions, et cela par le fait qu'ils étaient encore jeunes, fêtards et pour la plupart, dépourvus d'éducation à cause d' une enfance orpheline.

Plus les jours passaient, plus ils grandissaient. Leur force se voyait évoluer sans cesse, tout comme leur nombre qui avait désormais doublé. On pouvait atteindre, lorsque le groupe était au complet une dizaine d'hommes et de femmes. Ils voyageaient constamment à la découverte de nouvelles terres, en quête de nouvelles proies, de nouvelles richesses, il leur en fallait toujours plus. Seulement, lorsque leur vie d'anarchiste eu atteint son summum, l'euphorie dans laquelle ils étaient commençait à s'estomper progressivement. Il fallait agir au sein du groupe afin de ne pas perdre cet esprit unique qui les maintenait en vie.

Agir, ils l'avaient bien compris et tous s'étaient exécutés afin de pallier les quelques faiblesses existantes. C'est de là qu'a été mit en place ce qu'on pourrait nommer une hiérarchie. On y vit, pour la première fois depuis leur création, un chef qui jouait le rôle de meneur d'hommes, épaulé par deux camarades qui étaient donc en mesure de remplacer le chef à son poste si par malheur il n'était en mesure d'exécuter pleinement ses fonctions. S'il y avait des décisions à prendre, elles étaient alors proposées, puis votées et ensuite validées ou non, par le chef en titre. Avec ce système, des tensions pouvaient éclore à cause de certains désaccords mais à long terme, il s'avérait efficace, tant dans la gestion des provisions que dans l'organisation des « raids ».

Errant chaque jour comme des nomades, la fatigue physique restait un fardeau lourd à porter et les plus jeunes pouvaient parfois ralentir la progression du groupe dont le but était de se déplacer de village en village à la recherche d'un abris et de denrées afin de tenir quelques jours, des jours précieux pour reprendre des forces.

Une nuit noire, sans lune. Un froid d'hiver accompagné d'un vent glacial venant de face et d'une violence terrible. Le groupe était en déplacement dans les montagnes. Un déplacement douloureux pour tous qui atteignait psychologiquement et physiquement chacun des membres. Même en présence d'une cohésion parfaite, le moral était au plus bas. L'ascension jusqu'au sommet était indispensable afin de traverser les montagnes pour ensuite gagner le village qui se situait de l'autre coté du versant. La progression s'effectuait lentement, les uns derrière les autres. La visibilité n'étant pas bonne, due à un épais brouillard qui cachait les devants au delà de cinq mètres, une cordelette avait été tirée puis attachée à la taille de chacun afin de ne perdre personne durant l'ascension. Les têtes étaient penchées vers le sol, les regards perdus, pas un mot, pas une réclamation, le froid les avait tous gelé.
Et pourtant, c'est durant cette nuit, que les HôSTiLes ont écrit leur nom dans l'Histoire des Terres Argentées, car aucun d'entre eux ne pouvaient se douter, qu'ils allaient, sur leur chemin, faire une découverte, une étrange trouvaille.

Ils étaient presque arrivés au sommet, le jour commençait à se lever doucement, la brume prenait lentement la fuite contrairement au vent glacial, qui lui, était toujours présent au grand désarroi de chacun. Le chef s'arrêta et déposa son sac sur le sol. Il avait fixé ses compagnons puis annonça une halte. Ce n'était pas la première pause et il était nécessaire de boire régulièrement lors de longs déplacements. Veiller sur chacun de ses camarades, prendre de leur nouvelles, leur remonter le moral, le chef avait un rôle important et il était, comme beaucoup de fois, obligé de se surpasser en gardant la tête haute et avait l'entière confiance de ses camarades. Alors que certains s'étaient assoupis, d'autres commencèrent à marmonner des phrases qui ne voulaient rien dire. Avaient-ils perdu la voix ? Non, seul le froid avait gelé leurs articulations ce qui rendait difficile la prononciation des mots. Tout le monde s'était alors levé et chaque regard était porté en direction des doigts qui étaient pointés. Une immense bâtisse se dressait droit devant eux. Jusque là, il était difficile d'identifier exactement de quoi il s'agissait et encore plus d'en donner l'état. Un abri ! Voilà à quoi ils pensaient tous. De quoi passer la nuit et puis repartir le lendemain.
Seulement, ce n'était pas un simple abri, cette bâtisse allait devenir bien plus qu'un simple abri de fortune et une rencontre peu commune allait désormais donner un nouveau sens à leur vie.

La pause ne s'éternisa pas. Le chef avait remit sa besace sur le dos, les autres l'avaient suivis, il fallait alors se rapprocher et voir de plus près cet amas de pierres. Arrivés au pied du portail, tous avaient le regard vers le ciel, le cou en arrière, c'était l'extase. Le vent, toujours aussi fort, frappait avec vacarme l'immense portail en fer. Celui-ci était rouillé par le temps, et le mur qui entourait cet endroit ne protégeait plus grand chose. Ils avancèrent, les uns derrière les autres, tout en ayant un regard attentif autour d'eux. Il fallait espérer que l'état du bâtiment ne soit pas aussi ruiné que ce qu'ils avaient vu jusque là. Le groupe traversa la prairie qui se situait entre le portail et l'entrée du bâtiment. Un sentier, plutôt étroit, indiquait la marche à suivre. Les arbres étaient tous mort, pas une feuille, pas un fruit, et au sol, aucun signe de verdure, de la terre battue partout. Sur la gauche, il y avait quelques tombes, elles aussi laissées à l'abandon, tout comme le reste.
Arrivé devant la porte d'entrée, le chef prit les devants et frappa trois grands coups, en vain. Cette fois-ci, la porte était fermée, mais pas à clés. Tous avaient pris place dans le hall d'entrée. Il faisait froid, certes, mais il n'y avait plus de vent. Quelques uns allumèrent des torches et les autres avaient sortis les armes. La prudence était de rigueur, il fallait avant tout, investir les lieux qui, jusque là, aussi étrange étaient-ils, avaient surpris le groupe. De la poussière, des toiles d'araignées, des rats et une odeur morbide faisaient pleinement parti du contexte. Tous s'étaient dispersés afin de visiter et inspecter chaque étages, chaque pièces, chaque recoins. La nuit commençait à tomber et la fatigue se faisait ressentir. Le groupe avait prit place dans le salon, certains avaient monopolisés les fauteuils pour s'y installer pendant que les autres jonchaient le sol. Un feu de cheminée et quelques chants finirent par accompagner cette fin de soirée. Une soirée qui n'allait pas s'arrêter là.

Comme à chaque nuit, et ce depuis que les « HôSTiLe » existaient, une veille était mise en place, afin de garder un œil ouvert sur tout ce qu'il pouvait arriver. Les heures passaient et à tour de rôle ils se levaient pour prendre la faction qui leur était attribuée et tout cela défini au préalable par le chef. Durant la septième faction, c'est à dire sur les coups des six heures du matin, ils eurent de la visite. Ils n'attendaient alors personne, et nul n'était au courant de leur présence ici. Une charrette venait de passer le portail d'entrée et avançait sur le sentier suivi d'un horrible grincement. Il n'y avait pas de danger, c'était un vieil homme, plutôt maigre, portant des vêtements en lambeaux dans un piètre état, tout l'allure d'un mendiant venu passer la nuit tout comme eux. Le veilleur, n'ayant pas jugé cette venue comme une menace potentielle, n'avait réveillé personne. Seulement, tout en observant les faits et gestes de l'homme, on pouvait très vite s'apercevoir que ce lieu lui était entièrement familier. Son aisance à traverser le sentier dans la nuit et la brume, sa manière de ranger sa charrette et la façon d'être aussi sur de soi montraient bien que l'homme vivait ici. Là, il y avait urgence, il fallait réveiller tout le monde afin d'être prêt à faire face à l'inconnu. Le groupe avait prit place dans le hall, bien disposé à prendre d'assaut le vieillard dès qu'il aurait franchit l'entrée. La porte s'était ouverte, laissant apparaître sur le sol, une immense ombre. Lorsque l'homme eu atteint le centre du hall, les torches s'allumèrent et tous l'encerclèrent. L'homme était prit au piège et bizarrement ça n'avait pas l'air de l'inquiéter. Le chef s'avança à son tour puis se présenta. Gentiment, il lui demanda de quitter les lieux sur le champ afin de trouver refuge ailleurs. L'homme resta figé un instant et un air glacial traversa toute la pièce.


« Je suis Ankavôs, représentant de la mort en personne et ce lieu m'appartient de toutes pièces, nul ne pourra me séparer de ma Nécropole. »

On pouvait désormais donner un nom à ce lieu morbide, la Nécropole. L'homme étant bien décidé à rester, une seule solution s'offrait à eux, le tuer. Le chef avait sorti son épée et l'homme ne montrait aucune résistance. D'un coup bref et bien placé, la lame vint transpercer le long manteau noir du vieil homme pour ensuite se retirer. Tous les regards étaient posés sur Ankavôs. Il n'avait pas bougé, et aucune trace de sang n'était en mesure de prouver la blessure. C'était une première pour les HôSTiLe, une première qu'un individu puisse alors leur échapper.

« Inutile de vous donner tant de peine, je suis déjà mort et on ne meurt qu'une seule fois. Seule mon âme est immortelle, et comme je vous l'ai dis, personne ne pourra me faire quitter ma demeure. »

Cette rencontre stupéfiante, les avait laissé sans mots. Cependant, elle allait tout de même être fructueuse et Ankavôs allait devenir, à leurs yeux, bien plus qu'un fantôme.

Le groupe était resté impuissant face à Ankavôs et nul n'imaginait de quoi il était capable car à tout moment, il aurait pu mettre fin à la vie de chacun d'entre eux. En temps normal il l'aurait fait, il était là pour ça, mais cette nuit, il eu une toute autre réflexion. Sa force se voyant diminuée de jour en jour, il avait en tête de trouver plusieurs personnes afin de reprendre son travail, son édifice, son royaume. Par chance, les  HôSTiLe  avaient fortement attirés son attention de part leur courage et leur persévérance dans tout les domaines. La proposition, aussi alléchante était-elle, fut acceptée à l'unanimité. Étaient alors nés, les « Serviteurs d'Ankavôs ». La Nécropole était alors devenue leur maison, une immense maison qu'ils avaient à charge d'entretenir et de protéger. Ils avaient également ordre de porter un ensemble de nouveaux vêtements, à l'image de leur nouveau dieu Ankavôs. Pour combler tout cela, il leur avait légué sa charrette, équipée de deux chevaux, une charrette qu'il nommait « Karriguel del Ankou » et qui signifie, le Convoi de la Mort.
Durant les jours qui suivirent ce grand changement, les Serviteurs rénovaient entièrement la Nécropole et elle en avait bien besoin. Le confort n'était pas primordial pour un fantôme et le fait qu'elle fut laissée à l'abandon lui avait donné un sacré coup de vieux. Une fois les travaux terminés, il fallait honorer ce nouveau Convoi, honorer Ankavôs et pour cela se remettre en chasse avec l'idéologie d'une famille hostile.

Afin de se faire connaître, voir reconnaître de certains, ils s'étaient inscrits au registre des Guildes, registre ou chaque clans étaient répertoriés et lorsqu'on pointait leur page, on pouvait lire la description suivante :


« HôSTiLe,

Tel est le nom donné aux serviteurs d’Ankavos. Ni pour le Mal et encore moins pour le Bien de l'humanité, ils prônent la Mort et par ce fait la représente.
Leur identification est simple, car leur style est unique.

Un long manteau, noir, à larges bords, un grand chapeau couvrant leurs yeux, une faux emmanchée à l’envers, le coté tranchant vers l’extérieur, voici toute la panoplie du parfait Serviteur.

Ils parcourent nuits et jours les campagnes et les villages debout sur leur charrette à deux chevaux que l’on nomme « Karriguel An Ankou » signifiant « le convoi de la mort » et dont le grincement des essieux est le pire des présages.

Leur rôle est de collecter, dans cette charrette, les âmes des récents défunts qu’ils entassent après de longues journées de chasses acharnées.

Leur résidence se situe dans les profondeurs des hautes montagnes, dans un manoir qu'ils nomment la « Nécropole » dont l'accès reste encore difficile, de part l'hostilité des lieux.

Point particulier :
Entendre grincer les roues de ce funeste Convoi ou même, croiser en chemin le sinistre attelage sont des signes annonciateurs d’une mort proche.
»


Sachez que beaucoup y sont passés, certains ont trépassé mais seuls les meilleurs y sont restés et aujourd'hui chacun d'entre eux peut être fier de l'aventure, pas toujours simple, mais toujours enrichissante et plaisante.
Le temps passe, le Convoi vieilli mais ne meurt pas et c'est avec l'expérience, acquise depuis tant d'années sur ces terres, que les HôSTiLe garderont à jamais leur place au premier plan des Terres Argentées.




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