HôSTiLe - Le Convoi des Serviteurs d'Ankavôs

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 Là, où tout se meurt.

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Arkanisse
Larbin d'Ankavôs
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MessageSujet: Là, où tout se meurt.   Jeu 8 Avr 2010 - 22:00

Il y a de ceux qui savent montrer de quoi ils sont faits, et il y a les autres qui ne cessent de jouer avec ce qu’il pourrait être.

Déjà le soleil disparaît sous le voile nocturne qui se lève paresseusement. Une légère pluie commence à tomber. Elle se dépose gracieusement abreuvant ainsi le sol qui s’épure en l’approche d’une sombre forêt.

Étant prévoyante, je n’ai guère omis de me munir d’une torche. Une étincelle jaillit et alors la lueur se diffuse à quelques petits mètres de ce qui m’entoure.

Ceci est mon troisième voyage. Que ne faut-il point faire pour retrouver ce qui est dissimulé sous des gravats de roche. Malgré tout, j’ai décidé de continuer. J’aurais très bien pu m’arrêter, me reposer laissant ainsi ma destinée tracer son chemin.

Il n’en est guère ainsi. Je me dois de savoir.

Je n’ai aucune certitude sur ce que va pouvoir m’apprendre ce peuple, probablement que cela ne les concerne point. Néanmoins, j’essaie tout de même. Je m’attends aussi à l’éventualité de n’avoir aucune réponse lorsque j’aurai franchit la ligne. Mais en cet instant, ce n’est point ceci qui peut me préoccuper.

A mesure que j’avance les Terres se meurent, les arbres s’assèchent et les corbeaux brisent le silence par leur stridente Litanie. L’air se charge et porte avec lui l’exquise odeur de la peur. Sans nuls doutes dû à des âmes qui n’ont su reprendre contenance et se sont laissé aller à la déraison. Prêt à tout abandonné, jusqu'à leur si précieuse essence. Ils rôdent, et je les ressens. Ils n’auront rien de moi, même point l’offrande d’une coulée de sang pour leur délié le gosier.

Plus tard ….

Qu’ils attendent !

Point ne peux savoir si je suis bientôt arrivée, le Noir entoure la totalité du lieu, tel la nuit sans lune. C’est le cas. Du moins, je peux le penser. Peut-être autre chose se nourrit de l’entourage, pour laisser croire que point de lumière ne saura filtrer en cet endroit. Même les Étoiles sont difficilement percevables. Il n’y a que la résonance de mes pas qui semble vouloir m’indiquer si sur le bon sentier je suis. Je fais confiance en ce que j’entends. Le vent s’avère bon disciple en ce début de nuit. Il parait me formuler d’étranges syllabes pour me guider. Sans même me poser la moindre question, je continue sur ma lancée.

Point n’ais tort, flambeau en main, je constate que de lourdes portes barricade le reste du visible.
J’en déduis que ma route s’arrête ici.

Des yeux observent et épient.
Je les devine s’attardant sans gêne sur mon visage.

Oserais-je espérer, qu’une entité se montre à moi ?

Je frappe au crible trois heurts d’affilé.

Je m’arme de patience, puis attends …



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Shiraï
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MessageSujet: Re: Là, où tout se meurt.   Ven 9 Avr 2010 - 11:38

La pénombre de la nuit, le froid glacial, l'odeur pestilentiel de chair décomposée..
J'arrivais enfin en nos terres, après une longue et pauvre journée de chasse.
A l'image de notre lieu de vie, les terres argentées dépérissaient, plus un homme à démembré, plus une femme à violée, plus de bambins à égorgés.
Quelle horreur, pour l'amour du sang puisse les dieux enfantés toutes ces catins de nos tavernes et nous offrir une armée de batards demi dieux à exterminer.
Crachant par terre, j'ouvris sans peine le grand portail menant aux portes de la nécropole.
Je m'arrêta soudain, et huma.
Un léger parfum de rose s'installa dans mes narines, les brulants légèrement. Qu-étais ce ?
Bien que plongé dans le noir total, piétinant la longue flaque de sang s'écoulant depuis nos donjons je discerna des bruits de pas, et une ombre.
Je sortit mon fouet, prisonnier de ma main droite, et ma longue faux dans la main gauche.
Le visage toujours caché par mon masque, je commençait à saliver et a me mordre la lèvre : Une proie si facile, à portée de flair et d'épée!
Je lâcha un long, et sourd ricanement.
Le genre de mélodie qui glace le sang, présage de la faucheuse, de Ma faucheuse.
Je sentit l'esprit de ma proie se figer, effet attendu qui fit monter en moi l'excitation.


Ô par ankavos, qui ose s'aventurer en ces lieux hostile à ses risques et périls?

La voix toujours froide, lente je m'adressa à ce qui semblait être une jeune femme.

_______________________
Dehors c'est le plus fort qui règne, si certains font style qu'ils t'aiment c'est qu'au fond ils te craignent.
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Arkanisse
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MessageSujet: Re: Là, où tout se meurt.   Ven 9 Avr 2010 - 13:32

Le silence est d’Or, et la fraîcheur de l’endroit m’englobe totalement. Je pourrais même m’amuser, à aspirer l’air, pour le recracher afin de reconnaître là, le givre qui peut s’ancrer Il y a là, aussi l’odeur d’une danse funeste qui s’installe. Ce n’est point pour me déplaire.

Un sourire s’esquisse sur ma bouche.

Une montée d’adrénaline arrive à se frayer un passage dans mon corps. Un instant particulier qui m’oblige à fermé les yeux une poignée de secondes.

Qu’il est jubilatoire de sentir ainsi la mort si près. Si aussi celui qui porte cette faux saura me faire don d’une rage sans précédant, alors, je pourrais dire qu’il aura su me satisfaire. Un ricanement me parvient me prouvant ainsi qu’il est bien là. Croit-il ainsi pouvoir me pétrifier ? Si cela peut lui procurer plaisir, alors, qu’il en soi ainsi.

La mort, il faut juste savoir la dompter, ainsi lorsqu’elle s’en vient il n’y a cas ouvrir les bras pour l’accueillir. Elle peut tant apporter.

Un étrange écho s’initie en ce domaine. Celui-ci me demande qui ose se hasarder ici.

Ankavos …

Cela m’immerge dans des mythes lointains. Je me remémore alors la légende. Qui peut savoir si déjà, je ne l’ai point rencontré ?

J’hésite, est-ce que je me retourne ? Ou alors j’attends que l’entité soit face à moi ? Je décide d’encore lui tourner le dos, puis réponds.

« Je me nomme Arkanisse, et mes écueils, je les domine. Quand aux risques et bien j’aime tout ce qu’ils comportent. Je suis venu à vous dans un but, relativement précis. Bien que cela soit encore à discuter. Je recherche réponses, et sans même avoir certitude d’en trouver en ce lieu, j’ai décidé de m’y aventurer. »

C’est dit, maintenant qu’il décide donc ce qu’il veut faire de moi, point de peur en cet endroit. Malgré tout, j’en reviens à mes interrogations, j’ai bien l’impression qu’ici je ne saurai avoir réponses. D’autant plus, que ceci ne me concerne qu’à moitié. Mais maintenant que j’y suis, et bien j’y reste.
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Shiraï
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MessageSujet: Re: Là, où tout se meurt.   Ven 9 Avr 2010 - 16:08

Une voix tremblante, mais pleine de courage me parvint aux oreilles.
A mes yeux ces terres n'étaient pleines que de couards, et désertés par tout honneur et toute fierté.
Je commençais alors a me poser des questions sur cette convictions, les dernières âmes a avoir franchi nos portes avaient toutes finit en charpie pour les rats, nos compagnons de cellules, seulement, cette femme, du moins par la douceur de sa voix j'en avais conclu ainsi, ne me paraissait pas aussi banale que tout ces novices inexpérimentés ayant eu la folie de croire qu'ils pouvaient survivre au rite de passage.
Je me décida après quelques secondes de mettre au défi son courage.
Me dématérialisant, réduit a l'état de fumée noir glacée je m'approcha lentement de celle qui apparemment se nommait Arkanisse, formant un épais nuage tout autour d'elle, lentement je m'éleva.
Une masse sombre, informe et glacée, mes yeux rouges apparurent lentement.
Peu d'aventuriers encore vivants avaient eu a les supporter, mais le regard d'arkanisse ne cilla pas, elle avait peut être peur, mais ne le montrait pas.
J'apparut enfin, face a elle.
Elle était plus petite que moi, pas très costaud mais pas l'air trop fragile non plus, elle soutenu mon regard ce qui m'étonna déjà grandement.
Esquissant un nouveau sourire, je m'adressa de nouveau a ce petit être.


De la chaire tendre et fraiche..

Je caressa la base de son cou avec ma faux, et remonta lentement jusqu'au menton, elle ne cilla toujours pas.


Bien, j'avoue être assez surpris de ta réaction, enfin plutôt surpris qu'il n'y en ai pas.
Je ressent de la peur dans ton âme cependant, la mort m'a appris cela, a sonder l'esprit et une fois encore je suis étonné.
A notre simple nom les serviteurs du bien se figent, au simple son de notre voix leurs jambes se dérobent et pour finir, à notre approche ils tombent et rejoignent les fauchées.


Je l'observa de nouveaux, penseur.


Tu sembles donc être à la recherche de réponses, et c'est en ce lieu maudit d'yjan et des archanges, porte menant directement aux enfer que tu cherche a résoudre tes énigmes.
Peu de bon sens, sachant que la finalité de ce lieux est la mort.
Si je puis me permettre, avant de faucher ton âme, j'aimerais savoir quelle folie, et quelles interrogations t'ont pousser a venir à notre rencontre.

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Arkanisse
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MessageSujet: Re: Là, où tout se meurt.   Ven 9 Avr 2010 - 20:29

Mais que croit-il ainsi ? Que je ne suis que brebis égarée qui prie pour ne point voir le loup ? Mais que croit-il déceler en moi ? Je sais montrer ce que lui veut voir. Je sais ce qui au fond de lui trépigne. La mise à mort et le trépas imminent. Je ne suis point de celle qui veut se prouver de quoi elle est capable. Moi, je le sais déjà. Le silence à nouveau, bercé d’une de ces respirations haletante qu’on aimerait tant inhalé. Rien que pour gouter la saveur qu’elle peu déployer.

Ainsi s’avance à présent une forme informe tout de brume ombragée constituée. Tout de glace se rassasiant. Cette brume obscure m’entoure de toute son envergure. Je lève alors la tête, mettant à nu mon regard et ce qu’il peut retranscrire. Qu’il regarde alors ce qui se reflète. Moi, je sonde le sien, qui de sang s’habille. Point ne veux bouger. Je connais ceci.

Ses dires me font sourire. Qu’il se nourrisse alors de cette chair offerte. Je sais faire don de ce qui se convoite. Arrive ensuite cette faux aiguisée à souhait. Il s’amuse à me la passer subtilement le long des courbes que forme mon cou. Un jeu n’est-il point plus agréable, si à deux temps il s’emploie ? Sans l’ombre d’une hésitation, j’avance davantage ma gorge ressentant dès lors, quelque chose de bien plus attrayant. Un agréable picotement annonce alors que le sang perle lentement. Je frissonne à cet ébranlement.

Un soupir de satisfaction arrive même à se laisser deviner.

Tout ceci s’arrête, lorsqu’il reprend la parole. Pour peu que je saurais lui en vouloir de briser ainsi cette douce euphorie. Je reprends pieds, et vais tâcher de lui répondre.


« Ne soyez guère surpris, il en est ainsi. De la peur croyez-vous ressentir en moi ? Il est probable que cela se confonde avec l’exaltation. Il est vrai que tout deux finalement se ressemble. Le bien … Voilà offense que vous me faite si vous parlez en mon nom ainsi.

Le bien, le mal, et tout ce qui s’en suis … »


Point de doute, je suis à présent persuadée que je ne serai guère plus avancée sur ce que je recherche. C’est une bien étrange quête. Mais eux, ils connaissent probablement toutes les âmes qui traînent en ces terres D’argent. Il ajoute mots encore avant que je ne reprenne. Après quelques maigres réflexions, je reprends la parole.

« Qui vous dit, que je ne sais à quoi m’attendre en venant à votre rencontre ? Si le trépas doit finaliser notre entrevue, alors, fauchez-moi de votre faux. Et n’omettez point d’y mettre tout l’acrimonie dont vous disposez. La souffrance sait assouvir mon appétit.

Avant cela, je me permettrais les questions. Vous qui connaissez ces Terres depuis des décennies, comment est son âme ? Comment est l’âme de Lhuz ?

Cela vous évoque t’il quelque chose ? Si oui, je serais curieuse de connaître votre ressentit, bien que cela ne risque guère de mener bien loin. »

C’est presque à contre cœur que je dévoile le nom du Roi blanc. J’aurais aimé être poussée par d’autres primaires raisons. Je crois déjà savoir ce qui réellement à fait de lui ce qu’il est. Qui plus est, d’après moi, il n’a point de place en cette Nécropole.

Je vais peut-être trouver autre chose …

Au moins, je peux dire que cette futile recherche m’aura permis de caresser du bout des doigts, ceux que l’on nomme les faucheurs.


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Shiraï
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MessageSujet: Re: Là, où tout se meurt.   Sam 10 Avr 2010 - 14:45

Je n'avais point remarquer la légère coulée rouge qui s'échappait lentement de l'orifice causé par ma lame.
Elle se tenait à peine à quelques centimètres de moi, j'écoutais et buvais lentement ses paroles car ce qui m'attirait le plus, soudainement c'était cette fine trainée qui se déversait à présent sur sa clavicule.
Ma langue s'échappa sans que je ne puisse réellement la retenir, sans réellement le vouloir non plus.
Elle décrivait un demi cercle sur mes lèvres inférieures, retourna dans ma bouche et caressa le coin de ma joue de plus en plus vite a mesure que l'excitation montais.
Qu'attendais je pour déverser son sang sur nos pavés? Qu'attendais je pour me repaitre de sa chaire? Son âme si appétissante..
Le fil de ses paroles me rendit de plus en plus fou, elle semblait apprécier la souffrance, dompter la douleur et accepter la mort.
Tout mes membres tremblèrent, ivres de cette jeune femme, ivre de senteur sucré, tendre qui me demandait avec ardeur de céder.
Alors que je fit claquer mon fouet, le nom d'un impure me parvint aux oreilles, tel l'effet d'une bombe me gâchant ainsi tout mon plaisir.


Lhuz.. L'être le plus indigne, lâche, traitre de ces terres. Un misérable chien!
Aucun honneur, aucun respect! Une âme dans ce corps? J'en doutes fort.


Je sentit mon propre sang bouillir, la fureur en moi avait prit lieu et place de mon plaisir.
L'homme, si l'on pouvait qualifier ce couard qu'étais lhuz me dégouttais au plus haut point, à travers les ages jamais je n'avait rencontrer d'être aussi méprisable.


Serais ce ce chien galeux qui t'a envoyer ici?
Le roi blanc, auto proclamé n'a pas plus de valeur que les milliers de cadavres pourrissant dans nos donjons, et en a même moins que les rats qui se chargent de ronger les os dans nos caves.


J'empoigna fermement ma faux, caressa son manche de l'autre main et lança un dernier regard méprisant sur cette sote dont les minutes étaient désormais comptées.

Avant toute chose, sache, qu'il a tant d'estime pour ses sujets qu'il s'apprête a quitter le grand échiquier afin de rejoindre la puissante Dark Alliance.

Je cracha par terre et me lécha la lèvre supérieur, tout en me rapprochant de ma future victime.

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Dernière édition par $hruïkahn le Mer 21 Avr 2010 - 1:53, édité 2 fois
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Arkanisse
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MessageSujet: Re: Là, où tout se meurt.   Sam 10 Avr 2010 - 20:11

Enfin, il me divine, enfin, il ressent ce que j’arrive à lui faire passer. Qu’il se sustente des ces saisissements, Je pourrais en demander bien plus, je pourrais lui montré bien moins. Une contradiction saillante de non sens, prouvant là la manifestation de ma déraison réfléchie. Je suis ainsi.

Puis-je alors parler de troubles apparent, non, j’aime bien trop m’offrir au trépas. J’aime bien trop me délecter de la souffrance. En cet instant précis, je garde mon regard fixé sur l’essence. J’essaie de deviner la suite de ses mouvements. Personne d’autre en cette demeure, ni morts, ni vivants. C’est comme si un abyssale sceau obscure se refermerait sur nous-mêmes. C’est une sensation empreinte d’un je ne sais quoi qui pourrait perdurer autant de décennies que possible. Puis le cœur qui s’amuse à cogner contre ma poitrine. C’est une impatiente hâte qui me ronge.

Mais qu’attend-il alors ? Qu’il fasse donc claquer sa ferveur dans un excès de bestialité. Qu’il me montre alors, et qu’il me satisfasse comme jamais personne n’aurait su le faire.

La douce tiédeur que je ressent sur le cou, me rappelle alors, qu'un traînée de sang s'écoule gentiment telle une rivière sans grande houle. Du revers de la main, je m'essuie. Présentement, un autre discours s'en vient. Tout autre de ce qui l'aurait pu être.

Il en est ainsi. A présent, autre chose se profile. Quelque chose de bien moins appréciable. Et c’est sans peines que je devine que le fautif est Lhuz. Je m’y attendais, à dire vrai. Je peux même comprendre.

Voilà l’agitation s’en vient une telle haine déversée pour un seul homme. Qu’il est dommage qu’il n’en garde point pour une future proie. Et le mot … Celui qui demande si je suis envoyée par le traître.

« Hé bien, une rage telle que celle que vous déployez, ne devrait être que de rigueur pour quelqu’un qui le mérite. Et ce, dans un autre sens. Ne croyez point que j’aie besoins que l’on me somme de me rendre quelque part pour que j’y file sans tarder. Lui, ne m’envoie point, lui, à voulu m’enrôler dans sa vison des choses. Lorsque j’ai appris d’une femme dont je tairais le nom, ce qu’il avait semé en ces terres, alors, je me suis promis de faire la lumière sur ces agissements, du moins pour moi-même uniquement.

Je ne lui dois rien, et il ne me doit rien. Je préfère me faire mes propres opinions. Et puis, qui aurait une seule fois hésité avant de venir trouver la mort ? Qui aurait pu hésiter sachant ce qu’il allait trouver au bout ? »


En fait, je crois qu’il en devient qu’excuse ce Roi là. Comme l’Hostile à su le souligner, qui vaut la peine ? Un homme dont aux moindres difficultés lâche sa propre famille ? Quand j’ai découvert cela, j’ai su immédiatement qu’au grand jamais je ne pourrais lui donner un seule petit fragment de ma confiance. Et fort heureusement, j’ai su me retirer à tant. Je me dois de remercier cette femme. Absolument … Je m’y rendrais plus tard …

L’heure approche, la délivrance s’en deviendra enivrante. C’est le sourire aux lèvres que je le regarde s’approcher, qu’il me fasse offrande de ce qu’il peut être capable de me céder. Je fais un pas en sa direction. C’est seulement dommage que je ne puisse guère du bout de l’index ressentir la froidure de son enveloppe.

Viens à moi trépident faucheur. Amène moi ou toi seul connaît le chemin.

Je t’attends.

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Goldô
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MessageSujet: Re: Là, où tout se meurt.   Dim 11 Avr 2010 - 0:29

La prononciation d'un nom vient interrompre ma lancée en direction de la taverne, et dieu que c'est rare.

Devant moi se dresse Shrui', que je connais déjà fort bien, et Arkanisse, que je ne connais , tout au contraire, pas du tout.

Je prends la parole afin de d'effectuer une brève présentation de ma personne, chose que j'avais l'habitude de faire à chaque nouvel invité.

[...]

Après quelques échanges, plutôt timide, je pose la question qui avait, il y déjà quelques minutes, attirée toute mon attention.


Lhuz ? C'est le sujet de votre discussion n'est-ce pas ?
Je voulais savoir si ce protagoniste était la seule cause de votre venu ici ?


Si elle avait d'autres questions c'était le moment mais en aucun cas je ne délibérer sur ce Lhuz, ou même quiconque, sachant pertinemment que cela n'avait en réalité aucun but précis.

_______________________

† Assassins, fumeurs, ivrognes : Bienvenu chez Nous †
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Shiraï
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MessageSujet: Re: Là, où tout se meurt.   Mar 20 Avr 2010 - 18:49

Je n'écoutais plus ce qu'elle disait, ce sujet n'avait a mes yeux plus aucune importance et cette discussion était close.
Je tournais autour d'elle, la dévisageait, la désirait tout en continuant mon cercle funèbre.
Mon instinct de chasseur reprenait ses droits, lentement il revint et l'excitation s'empara de mes membres désormais tremblants.
Plus je la regardais, plus mon envie de la saigner à blanc grandissait.
J'étouffais presque d'avoir résisté aussi longtemps à ma folie meurtrière et dévastatrice : J'avais envie de la faire souffrir et à cet instant mon sadisme n'avait d'égal que ma cruauté..
Pourtant j'allongeais encore la mise à mort, ivre de plaisir, de haine et de colère afin de mieux exploser, et tel le grand requin blanc frapper fort dès le premier assaut.
Mon âme était aussi sombre que la noirceur des ténèbres retenant prisonnier Ankavos dans nos sous sols, j'allais le rendre plus fort, lui offrir une âme de plus!
Bouillonnant de fureur, aussi vif que l'éclair je chargea violament ma proie, la projetant a une bonne dizaine de mètres.
Je la vis se fracasser lourdement contre un mur de pierre délabré, qui ne soutint pas le choc et se brisa comme un vulgaire miroir.
A une vitesse effarante, je retira mon masque et m'évapora pour réapparaitre juste derrière Arkanisse en à peine une demi-seconde et planta ma main droite dans la zone claviculaire de celle ci, enfonçant profondément mes doigts sans sa chaire.
Je sentis les os se briser, mais avant même qu'elle n'ai put émettre le moindre hurlement de douleur, j'inclina sèchement sa tête vers le coté gauche et y planta sauvagement mes crocs, avec fougue et cruauté.


AaaaAaoh..!

Rêvais-je ? Je ne sentis pas que de l'horreur.
Stupéfait un quart de seconde par ce cri mêlant à la fois plaisir et souffrance, je m'extirpa de la chaleur et de la douceur pétillante de son cou.
Le sang dégoulinait abondamment de la profonde morsure.
Elle était si exquise.. Désireux de faire durer cet idylle, d'étaler un peu plus ma monstruosité, de jouer un peu plus avec ce bout de femme je ne pouvais en finir si tôt.
Je dégagea ma main de son trapèze avec force, la jeta à plus ou moins deux mètres de moi et lécha lentement le sang frais collé à mes lèvres, tout en observant ma proie gémissante.
Son pou s'accélérait, je sentais son coeur tambours battants, je me sentais revivre.
Sa tunique était à demi-déchirée sur le coté droit, dévoilant quelques centimètres de son arrogante poitrine.
Je la vit pousser la tête en arrière toujours allongée par terre et maculée de sang.
Ses petits gémissements m'excitèrent de plus belle et je ne remarqua presque pas qu'elle souriait, les yeux fermés.


Je suis loin d'en avoir fini avec toi..

Un ricanement sourd et strident s'échappa de ma bouche, puis je me mis à avancer, de noirs désirs l'esprit emplit.

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Arkanisse
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MessageSujet: Re: Là, où tout se meurt.   Jeu 22 Avr 2010 - 23:31

L’espace et le temps, les envies et les désillusions. Tant de choses se mêlent à ce lieu. L’être qui me fait face est ce qu’il prétend être. Aucune peur, juste quelques interrogations. Un trouble somnolant virevoltant au vent avec faiblesse. C’est ainsi.

Quelque chose d’autre s’en vient. J’entends bien là les pas de quelqu’un qui s’avance. Ai-je tort ? Non, il s’approche. Je penche légèrement la tête sur le côté, pour que l’écho me parvienne, Je n’ai guère à attendre fort longtemps avant de voir arriver un autre homme.

Il se présente, et son attitude semble bien loin de celle de son congénère. Je trouve même cela fort étonnant. Goldô est son nom. J’incline la tête alors en sa direction en le saluant. Lhuz … Oui, c’est ceci qui l’a fait se dévoiler. J’étais persuadée que ceci allait porter ses fruits. Bien loin de tout je vais répondre.


« Messire, vos oreilles sont bien alerte, effectivement, lui … Quoi que vous en pensiez, ou même que vous en disiez, je peux concevoir ce qu’il est au final. Bien entendu, il pourrait être là, seule chose qui m’amène. Cependant se serait vous mentir si je vous disais ceci. Fraichement débarqué en ces Terres, me lancez-vous la Pierre si je vous dis qu’il m’est également primordial que de savoir qui sont ceux qui depuis des âges hantent ces Provinces ? Je me dois de connaître ce qui me fera face plus tard, maintenant. Ce n’est point juste connaissance, mais douce vigilance. »

Je ne peux réellement savoir si Goldô comprends mes motivations. Je suis de nature tortueuse, et moindre excuse pour découvrir quelque chose fait affaire.

L’autre fulmine, tournoie et s’agite. Comme c’est savoureux que de ressentir son émoi. Cela me tire quelques pensées. Mon Mentor. Lui qui si l’envie lui prend me rappelle à lui sans que même je ne puisse refuser. Toutes les tortures et la barbarie qui peu émaner de cette obscurité ne saura être autant sournoise et gouteuse que ce qu’il m’a déjà fait subir. Rien ni personne ne saura être à la hauteur de ses talents. Lui …

Je m’y attends et point ne riposterai. Qu’il m’amène donc ou lui se sent maître. Qu’il fasse exploser sa fureur au point tel qu’il pourra en trébucher. Je jette un regard à l’autre cherchant ainsi si lui aussi il s’envolera porté par la maîtresse souffrance. Si lui aussi saura se rassasier de ce qui se déchiquète.

Je pars en cet instant. Ne laissant que mon corps pour s’en repaitre. Un coup violent et l’effondrement, cela me laisse tout de même le temps de me rappeler que ce n’est guère première fois. Je souris à la cruauté. La danse funèbre se dévoile je la vois déjà, elle, et rien ne me transperce.

Des Râles se succèdent ne laissant paraître ce qui lui veut.Ce qui peut échauffer mes ardeur. Se sentir brisée par l’enchainement de supplices arrive à me faire ressentir qui je suis, d’où je viens. Ce que le maître à fait de moi. Bientôt il sera temps et quand le glas sonnera il s’effondrera. J’ai besoins de cela.

En mon fort un rire éclate, allongée je ricane aux songes qui m’envahissent. Je perçois ses envies je m’en nourris. Il ne me faudra guère longtemps pour me remettre des ces blessures. Ni vraiment humaine, ni vraiment démon, ni vraiment autre chose, j’ai ce don. Il suffit d’entonner le bon chant.

De couché, je lève le haut de mon corps pour m’asseoir. Je respire profondément par quelque saccades ma poitrine se lève avec le souffle. Du revers de la main, je m’essuie la coulée de sang qui orne mon cou.

Aussi noir que ce qu'il est, sont ses désirs. Aussi sombre que je suis pour gémir de plaisir à ses coups.


« Ainsi sont donc les serviteurs de la mort, vil cachotière la mort, elle ne m’a jamais parlé de cela. Ou alors, je n’ai guère souvent croisé vos proies. Ont-elles trop honte ? Ils ne sont que lâche alors ? »

Je me l’avoue, celui-ci est puissant et sais montrer sa hargne avec une once de frêle détermination. Il n’a guère besoin de détermination. Je ne me lève point, je suis bien ainsi assise au milieu d’une marre de sang. Cela me rassure, ce ne doit guère être que le mien.
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